Vaginisme : trop peu de femme ose en parler

23 Juil 2019 Vaginisme

Le vaginisme se définit comme un trouble psychique qui empêche toute pénétration dans le vagin. Il affecte bien plus de femmes que l’on pourrait le croire ; les statistiques affichent près de 3% de françaises en 2018. Ces femmes associent souvent le vaginisme à une malformation dont il serait beaucoup trop embarrassant de parler. Pourtant, il est fort possible d’en guérir en consultant un sexologue.

Que savoir sur le vaginisme ?

En termes clairs, le vaginisme est un réflexe de contracture des muscles du vagin qui implique que toute pénétration à ce niveau soit douloureuse ou quasiment impossible. Le cerveau de la femme juge la pénétration trop dangereuse pour son corps. Il est nécessaire de noter que cette dite pénétration n’est pas obligatoirement d’ordre sexuel ; un doigt, un tampon et même un spéculum peuvent être source d’angoisse. Le vagin se retrouve comme dépourvu d’orifice. Qu’il ait été présent depuis toujours (cas du vaginisme primaire) ou qu’il ait fait suite à une période d’activité sexuelle (cas du vaginisme secondaire), le trouble relève, chez 95 % des patientes, de la psychologie. Le vaginisme primaire est généralement associé à la forte pression éducative menée par des parents sévères et moralisateurs face au sexe. Les causes peuvent être multiples pour le vaginisme secondaire : expérience sexuelle traumatisante, forte douleur pendant les premières pénétrations, troubles sentimentaux …

Pourquoi en parler ?

De nombreux cas de vaginisme ne sont diagnostiqués qu’au moment où la femme désire procréer. Avant cela, bon nombre d’entre elles, voulant à tout prix se sentir normales, se forcent à la pénétration sexuelle. Le problème est tel que ce genre de situation peut donner suite à un cercle vicieux dans lequel il serait plus dur de sortir. En effet, une pénétration forcée engendre encore plus de douleur et renforce par la même occasion le vaginisme. D’autres encore se ferment totalement à l’idée d’avoir ce genre de rapport ce qui risque de frustrer le conjoint et à long terme, de créer des tensions au sein du couple. Pourtant, comme il a été dit plus haut, ce trouble est généralement d’ordre psychologique. D’ailleurs, vu qu’il s’agit de réflexe, la volonté ne suffit généralement pas pour passer outre. Ceci explique pourquoi il est important d’en parler, idéalement à un professionnel en la matière.

Que savoir sur la consultation d’un sexologue ?

Beaucoup de patientes se demandent en quel genre de professionnel avoir confiance pour la consultation. Il faut savoir qu’un sexologue serait le plus qualifié en raison de son parcours spécialisé en matière de troubles psychiques relevant du domaine du sexe. Il commencera par solliciter un examen médical afin d’être sûr de l’absence d’un quelconque problème anatomique. Une fois cette thèse écartée, les séances pourront commencer. Elles permettront un approfondissement de l’expérience passée de la patiente. De ce fait, la source du trouble sera identifiée et les blocages seront peu à peu surmontés ; tout ceci pour permettre à la patiente de dominer plus facilement sa phobie. Par ailleurs, ces entretiens s’accompagnent de travail personnel qui vise à inciter la patiente à reprendre possession de son vagin. Ainsi, il lui est recommandé de pratiquer des exercices de relaxations de muscles chez elle. Le processus de guérison peut être assez lourd à porter, le soutien du conjoint est alors fortement encouragé.

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